Baptême juif et rituels de la naissance dans la tradition juive

Dans la tradition juive, l’arrivée d’un enfant dans un foyer s’accompagne de rituels et de célébrations propres à cette religion. Dès la grossesse, les futurs parents sont invités à échanger avec le rabbin pour se préparer à leur responsabilité et à la naissance de leur bébé. La tradition juive a en effet de nombreux conseils à donner sur l’éducation d’un enfant. Il faut aussi savoir que les parents doivent autant de respect à leur enfant que celui-ci ou celle-ci leur en doit. Dans cet article, je vous parle du baptême juif et des différents rituels qui entourent la naissance d’un enfant dans la tradition juive.

baptême juif
Crédit photo : Zivya via Wikimedia Commons (Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license)

1. La présentation à la Torah

La présentation à la Torah se fait durant le mois qui suit la naissance, ou éventuellement plus tard si elle n’a pas pu être faite. Cette présentation se déroule à la synagogue : les parents sont appelés à la Torah avec leur enfant lors de l’office de Shabbat. Le nom hébraïque de l’enfant est annoncé publiquement. A cette occasion, la famille peut offrir un kiddouch à ses invités et à la communauté. Le kiddouch est une réception où sont offerts vin, gâteaux, boissons et un buffet pouvant contenant des harengs, un kugel ou un kouglof, des salades, du tchoulent, ou encore des charcuteries, des fricassés, des bouchées apéritif, des amandes, de la pizza au thon, etc.

2. La nomination

La nomination d’un enfant est le choix d’un prénom par les parents. Cette nomination se fait lors de la cérémonie d’entrée dans l’alliance d’Israël. Les parents doivent choisir un prénom hébraïque pour leur futur enfant. Ils peuvent se faire aider dans cette recherche par le rabbin. Pour honorer un grand-parent vivant ou disparu, certains parents choisissent de donner son prénom à leur enfant. Les noms ont une grande importance dans la tradition juive.

3. La brit milah, sorte de baptême juif

Après la naissance d’un garçon, le rite de la circoncision marque son entrée dans l’alliance d’Israël. Elle se déroule généralement au huitième jour suivant l’accouchement, sauf en cas de contre-indication médicale. Un Mohel – ou circonciseur – formé dans des hôpitaux israéliens la pratique la circoncision avec des instruments stériles. L’acte est une intervention bénigne qui ne dure que quelques secondes. Le Mohel, parfois accompagné du rabbin, prononce les prières. Cette cérémonie peut se dérouler à la maison ou à la synagogue. La brith milah est ce qui se rapproche le plus de la notion de baptême. Un couple – sortes de parrain et de une marraine – est désigné pour tenir l’enfant pendant la cérémonie de « baptême juif ». Dans le judaïsme libéral, la brith milah peut se faire même si l’un des deux parents n’est pas de religion juive, du moment que les deux parents s’engagent à élever leur enfant dans le judaïsme. Le rabbin rencontre parfois les parents et les grands-parents juifs ou non-juifs pour leur expliquer le sens de la cérémonie. Il est conseillé de réunir un mynian, c’est-à-dire un quorum de dix hommes adultes pour la récitation des prières. La cérémonie est suivie d’une réception en l’honneur de l’enfant.

4. La brit ledah pour les filles

La brith leda est le baptême juif pour les bébés filles. Elle marque l‘entrée d’une fille dans l’alliance d’Israël. Cette cérémonie est souvent organisée au huitième jour suivant la naissance de l’enfant. Elle peut avoir lieu à la maison ou à la synagogue. Les prières récitées au cours de la cérémonie sont les mêmes que pour un garçon lors de la brith mila. Seules les bénédictions sur la circoncision sont remplacées par un rituel où on trempe les pieds de la petite fille dans l’eau en souvenir de l’accueil des étrangers par Abraham et Sarah dans la Genèse. De telles cérémonies ont existé au siècle dernier en Alsace, où le rabbin venait réciter une bénédiction sur le berceau. En Afrique du nord, on l’appelait simhath bat ou la joie de la fille. Cette cérémonie est devenue systématique dans le judaïsme libéral car elle montre que la naissance d’une fille est considérée comme aussi importante que la naissance  d’un garçon. Un repas est offert aux convives après la brit ledah.

 

Partager l'article :

Vous avez aimé cet article ? Cliquez sur "J'aime" pour devenir fan de la page Facebook de "Joli baptême". En cadeau, une gazette de baptême gratuite à recevoir.

Auteur de l’article : L'auteur

Je suis Lova, une maman de deux enfants. En 2012, j'ai lancé le blog Joli Baptême, qui inspire chaque jour des milliers de lectrices pour organiser le joli jour de leur merveille. J'ai publié un guide sur l'organisation d'un baptême laïque, pour les parents qui souhaitent un baptême original et moderne pour leur enfant mais ne se reconnaissent pas dans le baptême traditionnel religieux.