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Le Diagnostic Génétique Préimplantatoire en France et en Espagne

Lorsqu’un couple est susceptible de transmettre une maladie génétique grave à son futur enfant, une technique existe pour éviter la naissance d’un enfant porteur de la maladie. C’est le diagnostic préimplantatoire. Il consiste à analyser les embryons obtenus après une Fécondation In Vitro (FIV), avant qu’ils se développent dans l’utérus, pour écarter ceux porteurs de la maladie.

A qui s’adresse le diagnostic préimplantatoire ?

Le diagnostic préimplantatoire s’adresse aux couples qui présentent un risque de transmettre une maladie génétique grave et incurable à leur bébé, qu’ils soient malades ou porteurs sains (porteurs du gène responsable de la maladie, sans être malades). Les maladies les plus fréquemment recherchées sont la mucoviscidose, la myopathie de Duchenne, l’hémophilie, la dystrophie myotonique de Steinert, le syndrome de l’X fragile, la chorée de Huntington et les déséquilibres chromosomiques liés aux translocations.

Où se pratique  le diagnostic préimplantatoire ?

Le diagnostic préimplantatoire, qui soulève des questions bioéthiques, est très encadré par la loi. En Europe, il est autorisé dans quinze pays : la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Géorgie, la Grèce, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Fédération de Russie, la Serbie, la Slovénie et la Suède. En France, seulement trois centres sont habilités à proposer le diagnostic préimplantatoire, qui est autorisé depuis 1999 : l’hôpital Antoine Béclère à Clamart, le centre de biologie de la reproduction du CHU Arnaud de Villeneuve à Montpellier et l’hôpital civil de Strasbourg. Mais seuls 99 enfants sont nés en France en 2010 en ayant bénéficié d’une assistance médicale consécutive à un diagnostic préimplantatoire. Un chiffre insuffisant, qui révèle le retard de la France en la matière, par rapport à d’autres pays européens. Il faut ainsi compter en moyenne deux ans pour qu’un couple qui souhaite bénéficier du diagnostic préimplantatoire soit pris en charge. Pr René Frydman, éminent spécialiste de la question, déplore ce retard et le manque de moyens alloués à la recherche : « L’assistance médicale à la procréation, qui soulève tellement de questions éthiques, médiatiques et scientifiques, doit bénéficier d’une plus forte concentration de chercheurs. II faut revisiter la carte de l’offre de soins médicale et de recherche dans ce domaine », rapporte cet article du site Le Point.fr
Face à ce manque de moyens, les couples peuvent tenter leur chance dans des pays voisins où ce type de pratiques est rendu plus facile, comme en Espagne. Dix centres espagnols ont ainsi été autorisés à réaliser des diagnostics préimplantatoires, parmi lesquels IVI, qui est parvenu à une première mondiale en 2006, en permettant à un couple porteur de lymphohistiocytose de donner naissance à un bébé grâce à un diagnostic génétique préimplantatoire (pour en savoir plus, cliquez ici).

Les couples sont-ils sûrs de donner naissance à un enfant en bonne santé ?

Le diagnostic préimplantatoire ne recherche qu’une maladie précise. Le résultat de l’analyse permet seulement d’affirmer que le futur bébé ne souffrira pas de la maladie recherchée. Il peut donc être atteint d’une autre anomalie que celle recherchée. On ne profite pas du diagnostic pour tout « vérifier »…

Quelles sont les chances de grossesse après un diagnostic préimplantatoire ?

Environ 25 % des transferts d’embryons se terminent par une grossesse. Un chiffre à peu près identique aux chances d’une femme de tomber enceinte spontanément au cours d’un cycle naturel. Les résultats varient en fonction de la qualité des ovocytes et donc de l’âge de la femme.

Crédit photo : IVI

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